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Le permis de conduire en Chine : un an après les annonces

Beijing 12/02/2019

Le permis de conduire fait l’objet des préoccupations des français en Chine depuis plus de 20 ans alors que la bicyclette était encore reine dans ce pays. Vingt ans après où en sommes nous avec l’autorisation accordée aux français de conduire leurs véhicules dans des villes chinoises.
Il faut juste rappeler que la République populaire de Chine ne reconnaît aucun permis de conduire étranger et ne permet pas aux ressortissants étrangers de conduire en Chine sans permis chinois. De même, les permis de conduire de Hong Kong et Macao sont également interdits et considérés comme étrangers. Seul le personnel diplomatique titulaire d’un passeport diplomatique et d’un permis de conduire de son pays d’origine a le droit de conduire en Chine.
Il faut toutefois noter que conduire à travers la Chine, même en ayant un permis local, n'est pas chose facile : panneaux de signalisation différents des nôtres, franchissements fréquents des lignes jaunes, oublie du clignotant, signaux sonores, freinages intempestifs, et autres turbulences liées à la circulation urbaines sont le lot commun et quotidien d’un usager de la route en Chine. Une attention particulière doit être réservée aux piétons de plus en plus indisciplinés, aux scooters et vélos électriques nombreux et surtout silencieux.
Vingt ans que les autorités nous disent que le dossier est en cours de négociation, et pendant ce temps, les belges, les hollandais et autres canadiens ont le droit de conduire en chine. Après moultes réclamations à chaque visite d’Etat, un accord entre la France et la Chine portant sur la reconnaissance réciproque et l’échange des permis de conduire a été signé le 21 février 2017 à l’occasion de la visite du Premier Ministre en Chine. (voir le site de l’Ambassade de France).
Entre la date de la signature de cet accord, et la visite du nouveau Président de la République Emmanuel Macron, le dossier du permis de conduire disparaît des écrans radars, erreur de procédures administratives nous dit-on entre les services des deux pays.
En janvier 2018, Emmanuel Macron Président de la République, nous annonce enfin la bonne nouvelle avec la signature entre les deux pays de l’acceptation du permis français et chinois.
En septembre 2018, lire l’article du Vent de la Chine « La visite de travail du ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, le 13 et 14 septembre à Pékin, a fait avancer un vieux dossier bilatéral en négociation depuis des années : la reconnaissance mutuelle des permis de conduire. Le texte est désormais prêt, il ne reste plus que la ratification.
Une fois ratifié par les deux pays, cela signifierait la fin des examens de conduite et l’octroi automatique d’un permis chinois pour les détenteurs d’un permis de conduire français. Bientôt la fin du tunnel ? ». Décidément, ce dossier n’en finit pas de signatures et de ratification.
L’Ambassade de France, représentant l’autorité française compétente à savoir le Ministère de l’Intérieur, rappelle sur son site, la procédure d’obtention du permis de conduire chinois. En effet les conditions de délivrance d’un permis de conduire chinois - quel que soit le véhicule utilisé (voitures, motos, poids lourds…) - relèvent de la compétence exclusive des autorités locales. Les postes diplomatiques et consulaires français n’ont aucune compétence en la matière. Pour les résidents français poste consulaire de Pékin, il est conseillé de se rendre à Beijing Trafic Management Bureau No.18 Southeast 4th ring, Chaoyang District, Beijing, 100023 Tél : 010 8762 5150 (voir site de l’Ambassade de France).
Pour ce qui est de la conversion du permis français en permis de conduire chinois, la durée de la procédure de ratification par les parlements des deux pays est plus ou moins longue. De source bien informée, l’échéance estimée dans de pareils cas serait de un à deux ans.
Et pour disposer du précieux grâle, seul le permis de conduire français sous la forme d’une carte à puce serait accepté. Le beau et vieux document rose qui sert de permis de conduire en France, ne serait pas recevable en Chine. Alors, comme je suis titulaire de ce nouveau permis à puce intégrée, je jouerai les cobayes de ce processus qui attend les français très probablement en fin 2020, et vous rendrai compte de ces résultats.
Dans cette attente, je vous souhaite ainsi qu’à vos proches une excellente année du cochon.
Albert Missé – Conseiller consulaire - www.albert-misse.com

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